C’est un parcours hors du commun qui a mené la Roannaise Alix Duchet vers l’Équipe de France de basket-ball. De ses débuts à Roanne jusqu’au maillot du Bourges Basket cette saison, retour sur le parcours de la basketteuse. 

La passion comme moteur d’un véhicule indestructible. Alix Duchet est venue au monde un jour de décembre, en 1997 à Roanne. C’est du côté du club de Boyer-Nandax que la jeune fille découvre la balle orange. Timide en dehors du terrain, la Roannaise poursuit sa progression avec le regroupement du RCRBF. Du talent plein les mains, elle marque de son empreinte les personnes qui ont pu côtoyer le phénomène, à l’image de Clément Vacher, l’un de ses premiers entraîneurs. “C’est une petite fille avec le bandeau sur la tête et les grandes chaussettes qui est arrivée au club, en référence à Marco Pellin. Elle était incroyable, personne ne pouvait l’arrêter”. Alix Duchet gravit les échelons et se hisse, avec Roanne, jusqu’au plus haut niveau régional. “Ce fut un réel plaisir de l’avoir entraînée. Elle n’a cessé de travailler sérieusement pendant toutes ces années, ce qui l’a amenée rapidement vers le niveau professionnel” termine Clément Vacher.

Souvent touchée, jamais coulée

Habituée des sélections nationales chez les jeunes, Alix Duchet intègre alors le Pôle Espoir qui doit l’aider à intégrer le plus haut niveau. Puis l’INSEP, à Paris, est l’étape ultime avant de plonger dans le grand bain. “Lorsqu’on est jeune, ce sont des années qui marquent à vie. L’ambiance, les moments avec les amis, c’est inoubliable” explique la joueuse. La Roannaise croit en elle, et Arras (Ligue Féminin) aussi. Dans un club qui se bat pour le maintien, dans le Nord de la France, l’ancienne pensionnaire du RCRBF a donc fait ses premières armes professionnelles de manière très convaincante. Avec 8,2 points de moyenne, la jeune joueuse est élue MVP espoir en LFB en 2016. Ensuite, c’est dans le sud de l’Hexagone que la meneuse s’épanouit en championnat de France. Malheureusement, une rupture des ligaments croisés du genou vient contraindre ses plans et freiner son parcours. ”Je suis fière de ce que j’ai pu faire. Cela n’a pas toujours été facile mais chaque étape m’a fait grandir en tant qu’athlète mais aussi en tant que femme”. Du travail, de l’acharnement, et une motivation hors du commun ont permis à Alix de ne pas lâcher l’affaire. “Souvent, on ne regarde que le bon côté des choses. Mais personne ne sait tous les sacrifices qu’une carrière peut engendrer. Je ne remercierai jamais assez mon entourage qui a toujours été présent”.

Un avenir en Bleu

Après Nice, la Roannaise intègre le club de Lattes-Montpellier et franchit un cap. “Je me suis construite à travers tous mes choix et je n’ai aucun regret”. Dans l’Hérault, elle bâtit sa réputation sur le plan national et s’affirme lors des soirées européennes. Une nouvelle blessure, à la cheville, vient lui rappeler à quel point le mental est important pour réussir. “J’ai appris à grandir et à évoluer après chaque blessure. Il faut savoir accepter, chuter, et se relever. J’ai déjà entendu dire qu’il fallait que j’arrête le basket, que je ne reviendrais pas des blessures. Mais moi, je sais où je veux aller.” Malgré les pépins physiques, la cote d’Alix reste toujours aussi élevée et Bourges, club historique du basket féminin français, l’attire en 2020. C’est avec le Tango que la Roannaise est actuellement en train d’écrire un nouveau chapitre dans sa carrière. “On sait quand on arrive à Bourges que les objectifs seront élevés. Il n’y a qu’à voir l’armoire à trophées avant de démarrer l’entraînement…”. Demi-finaliste du Championnat de France en 2021, Alix Duchet a maintenant rendez-vous en Bleu où elle va devoir prouver et s’affirmer dans les prochaines années. Toujours avec un seul but, aller au bout de ses rêves.


Parcours :

Nandax (jusqu’en 2007)

RCRBF (2007)

INSEP (2012)

Arras (2015)

Nice (2016)

Montpellier (2018)

Bourges (2020)

Le saviez-vous ?

Alix Duchet a régulièrement connu les sélections en Bleu chez les jeunes. En 2018, lors de l’Euro U18, elle décroche la médaille d’argent après une défaite en finale contre l’Espagne. Elle termine meilleure passeuse du tournoi organisé en Slovénie.

 

Crédit photo : Anne Perrinet / Tango Bourges Basket