Cross-Triathlète de haut niveau, Arthur Forissier a accepté de répondre à nos questions sur sa préparation ou encore sa vision de l’année à venir. Cela fait 10 ans qu’il pratique ce sport à Saint-Etienne n’a de cesse remporté des courses. Champion de France puis d’Europe, il  a concrétisé ses performances en devenant Champion du Monde en 2019.

Comment se passent les entraînements cet hiver, sous la neige ?

Tout se passe bien. Pendant la période hivernale, on a un gros bloc de préparation pour la future saison et on s’adapte en amont pour s’entraîner au mieux et anticiper. Pour un Cross-triathlète, le froid et la neige sont moins gênant comme ça peut l’être sur la route avec le froid et la glisse. C’est aussi moins dangereux en VTT qu’en vélo de route. Les entraînements se passent bien, on continue le VTT, de la musculation en intérieur. J’ai la chance d’avoir une salle chez moi. Sinon on fait aussi pas mal de « home trainer ». Pour la course à pied, on s’adapte aussi et s’il y a trop de glace, on préfère un footing en trail. Pour la natation, rien ne change. Grâce à la ville de Saint-Etienne, les athlètes de haut-niveau ont accès au bassin.

Tu as passé le cap des 10 ans de Cross-Triathlon et de compétition. Quel effet ça te fait d’avoir ce parcours et ce palmarès ?

Oui, 10 ans de Cross-triathlon et de compétition. À vrai dire, ça ne me fait absolument rien. Je ne suis pas particulièrement attaché à chaque compétition ou à ce que j’ai fait. Ça me fait rire de regarder en arrière, je me suis rendu compte que j’avais oublié pas mal de chronos ou même de compétitions. Dès qu’une course se passe, je passe directement à la suite sans regarder en arrière. Ça me fait rigoler et plaisir de voir les résultats, mais ce n’est pas un bouleversement.

Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive encore pour être toujours autant impliqué ?

Je suis surtout motivé par le fait de progresser. Le Cross-triathlon est une discipline en 3 sports : natation, course et VTT. Il y a toujours des gens meilleurs, qui nagent plus vite, qui courent plus vite aussi ou des vététistes qui passent par des endroits plus durs. J’ai un million d’objectifs et tant que je continue à me faire plaisir, je reste motivé. J’essaie de me fixer des étapes et en m’amusant, j’arrive à progresser. Je ne conçois pas le besoin de m’arrêter, tant que la motivation est là, je m’éclate dans ce que je fais.

Quel est ton objectif principal de 2021 ?

Tout est flou. Je n’ai pas envie de me fixer des objectif qui seront modifiés ou déplacés. Je ne me focalise pas sur le calendrier. Cette année, la compétition c’est un plus. Je préfère continuer à profiter et à progresser en entraînement et en sortie VTT entre potes. Ce serait top d’arriver sur quelques compétitions pour valider les progressions en cours. Mais que ce soit un championnat à Hawaï, à Saint-Etienne ou au coin de la rue, c’est pareil.

 

Photo prise sur le compte Instagram d’Arthur Forissier – DR