L’AS Saint-Étienne de par sa popularité, réunit des fans à travers toute la France, et bien plus encore. Quelques jours avant le derby, trois supporters à travers la France se livrent sur leur histoire avec le club, comment les suivre à distance, ainsi que la rivalité avec l’ennemi lyonnais.

Florian Raffin (Nice) : “Je suis le club car de base, je viens de la région. Maintenant, je les regarde principalement à la TV. Je suis devant chaque match, chaque avant-match, les conférences de presse, voir l’état d’esprit à chaque fois. Quand je reviens dans la région, je vais souvent au stade, chaque match que je peux voir de l’ASSE, je ne le rate pas. Même à Nice, je continue de défendre les couleurs vertes, même si en ce moment c’est plus compliqué (rires). La rivalité avec l’OL est plus dure actuellement, on n’est pas au même niveau. Un collègue supporter de l’OL me chambre beaucoup en ce moment. Vu la dynamique, le derby va être compliqué ce week-end. Ça serait beau de se relancer contre eux. Mais il faut rester derrière le club, comme toujours”.

Joris le Gal (Dijon) : “J’ai commencé à supporter les Verts grâce à mon père, il m’a donné la fièvre verte. Au tout début, c’était par mimétisme, puis j’ai très vite eu la fibre verte. Le tournant, c’est quand je suis allé voir un match à Geoffroy-Guichard. L’ASSE était en Ligue 2, et jouait contre Lorient. J’ai passé mon temps à regarder les kops, plus que le match. Je me souviens encore du but de Mickaël Dogbé, rien que d’y repenser, j’ai encore des frissons. De mon œil extérieur, je n’aime pas l’OL et j’ai surtout beaucoup de frustration car je suis de cette génération qui n’a pas beaucoup vu Saint-Étienne gagner Lyon.”

Florian Sablé (Saint-Bonnet-Tronçais) : “Alors j’ai découvert l’ASSE parce qu’il y avait Sablé (ndlr : Julien Sablé), vu que j’ai le même nom de famille ça m’a intrigué et après j’ai découvert Loïc Perrin. Quand j’ai commencé à faire du foot, les plus grands étaient pour Saint-Étienne puis avec mes deux meilleurs amis, on était tous fans des Verts, donc on essayait d’aller au stade en groupe avec nos parents une à deux fois par an. Puis, avec la télé et les réseaux sociaux, c’est de plus en plus facile de suivre même quand je suis loin puis. Par la suite je suis venu faire mes études à Saint-Étienne, donc je me suis abonné direct et j’allais tous les week-ends au stade”.