Lima (Pérou), 13 décembre 2017, le Comité International Olympique (CIO) désigne Paris comme ville organisatrice en 2024. Cent ans après, les Jeux reviennent en France. Hormis Paris, c’est bien un territoire tout entier qui est concerné par cette annonce. Toutes les régions, les départements, les collectivités locales œuvreront afin d’organiser la meilleure olympiade possible.

La Loire s’implique donc elle aussi dans ce projet. En décembre dernier, elle obtient le label « Terre de Jeux 2024 » qui permet de valoriser un territoire souhaitant mettre plus de sports dans le quotidien des habitants et ainsi se lancer dans  l’aventure des Jeux.  14 collectivités ligériennes ont aussi obtenu cette labélisation : Rive-de-Gier, Saint-Étienne, Roche-la-Molière, Bonson, Andrézieux-Bouthéon, Feurs, Saint-Jean-Bonnefonds, Saint-Galmier, Briennon, Charlieu, Saint Chamond, Saint-Etienne Métropole, Roannais Agglomération et la Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône( CoPLER). De plus, quatre d’entre elles ont été retenues comme Centre de Préparation des Jeux : la CoPLER avec la base nautique ainsi que Cordelle, Feurs, Andrézieux et Saint Etienne métropole.

Une question se pose alors : Quel est l’impact des Jeux de 2024 sur le département ligérien ?

 

Découvrir le sport et ses valeurs

Chaque département contribue à son échelle aux Objectifs des Jeux de Paris. La Loire est donc logiquement concernée.

Parmi ses objectifs, la découverte du sport et de ses valeurs est un axe de développement majeur. Le Comité Départemental Olympique et sportif de la Loire (CDOS 42) met en place diverses actions. La ville de Feurs par exemple a lancé le projet ” En route pour les Jeux Olympiques 2024″. Celui-ci a pour but de transmettre les valeurs de l’olympisme notamment chez les jeunes. En lien avec l’éducation nationale, Christophe Besson intervient dans les écoles foréziennes. Le responsable de l’opération présente pendant une heure différents thèmes (23 au total) liés à l’olympisme : histoire, symboles, valeurs, organisation … Hormis ses interventions théoriques, des animations sportives appelées “Foréziades Scolaires” ont été organisées dans le but de faire découvrir un maximum d’activités physiques.

Un tourisme à améliorer

La mise en avant des sports de nature est aussi importante. Ces derniers sont des vecteurs de l’activité touristique. Le département souhaite alors organiser ses sites en créant le label « village sport nature ». Tout cela permettra d’animer le territoire et de faire découvrir différentes activités à tous les publics. Neuf communes ligériennes ont candidaté pour obtenir la labélisation : deux ont pour l’instant été retenues. Il s’agit de Violay et Saint-Régis-du-Coin. Cette dernière propose trois activités : le trail, la marche nordique et le cani-cross. De nombreux bénévoles œuvrent pour développer le pôle trail et travaillent sur la promotion du site. Violay, quant à elle, dispose de tout un panel d’activités extérieures comme la randonnée, le parapente ou encore l’accrobranche. Les villages de Belmont-de-la-Loire, Cordelle, Saint-Maurice-en-Gourgois, Usson-en-Forez, Planfoy, Chalmazel et Saint-Just-en-Chevalet sont dans l’attente d’une réponse du département.

Le Sport Santé à développer 

Le CDOS 42 désire aussi améliorer le pôle “Sport Santé”. Pour cela, une plateforme est née pour accompagner les personnes reprenant ou pratiquant une activité physique. Elle accompagne cette population en leur trouvant une structure adaptée quels que soient leur âge ou leur état de santé. Le public le plus visé reste les personnes âgées (plus de 70 ans) ou celles atteintes de maladies chroniques. Citons un exemple précis avec la commune de Montbrison. La piscine Aqualude propose une dizaine de séances d’activités aquatiques adaptées afin d’améliorer la santé physique et mentale des participants.

Faire grandir le Handisport 

Enfin, n’oublions pas que les Jeux sont aussi paralympiques. Une approche du handisport fait donc aussi partie des objectifs de Paris 2024. Comme évoqué précédemment, la ville de Feurs, en tant que Centre de Préparation aux Jeux, accueillera le basket fauteuil et le rugby fauteuil. Elle organisera en conséquence diverses actions pour initier la population au handisport. La base nautique de Cordelle accueillera aussi les rameurs handicapés.

Emplois et aides financières  

L’organisation des Jeux permet également de favoriser les emplois. En France, on prévoit la création de 150 000 emplois.  78 300 emplois pour l’organisation (transport, événementiel, communication, sécurité privée…), 60 000 emplois dans le tourisme (hôtellerie et restauration notamment) et 11 700 dans la construction. Des emplois qui seront à pourvoir principalement à partir de 2021 et jusqu’en 2024. Nous n’avons malheureusement pas les chiffres prévus pour notre département en particulier.

Tous les projets pour ces JO ont un coût et bénéficient donc d’aides financières. Pour ce qui est de la Loire, l’Agence Nationale du Sport a participé  à hauteur de 250 000 euros pour la base nautique de Cordelle. Les Jeux donnent une impulsion à l’économie locale, apportent du tourisme et améliorent la visibilité médiatique. Les constructions ou réhabilitations de bâtiments sportifs doivent servir par la suite. Le but étant d’éviter les erreurs passées comme aux Jeux d’Athènes en 2004 où les infrastructures restent quasiment à l’abandon depuis plus de 15 ans.

En tout cas, la préparation des Jeux 2024 est d’ores et déjà lancée. Certains athlètes pourront même intégrer les CPJ dès la fin des Jeux de Tokyo pour se préparer au mieux pour les olympiades françaises.

Crédit : Gonzalo Fuentes / Reuters