Article rédigé dans le cadre du Magazine Parlons Sports Loire

Au lendemain de la première victoire de la saison (82-72) pour Boulazac face à Roanne, qui plus est, après la nouvelle déroute subie contre Gravelines/Dunkerque, malgré un score final presque flatteur (76-89), qui ne s’est pas posé la question du devenir de la Chorale parmi l’élite du basket français ?

Avait-elle seulement le niveau, avec un effectif essentiellement « estampillé Pro B et rookies US » ? En clair, le talent, même naissant, de ce groupe trop inexpérimenté, ne suffirait pas…

Le « coup de gueule » du coach qui a dû faire trembler les murs du vestiaire à la mi-temps du match face aux Nordistes, puis la mise au point du président semblent depuis avoir porté leurs fruits et doivent nous rappeler une évidence essentielle : pour la plupart d’entre eux, ce ne sont à la base que des gamins qui ont besoin d’autorité et de repères, autres que techniques…

Les succès, presque inespéré à Nanterre et pas plus évident à Pau qu’il n’aurait dû l’être à Boulazac, ont bien rétabli la situation, mais pas parce que leur valeur de basketteurs s’est métamorphosée du jour au lendemain : des lacunes existent encore, notamment au niveau de l’adresse et du contrôle du jeu. Par contre, l’ensemble du groupe semble avoir compris que rien ne serait possible sans une motivation et une solidarité à toute épreuve. Le cœur à l’ouvrage : tel est et doit rester le mot d’ordre pour atteindre l’objectif qui reste le maintien.

Que ceux qui avaient “enterré” trop vite leur équipe, ne s’enflamment pas encore pour autant : la survie en “Jeep Elite” se négocie avec un minimum de 10 victoires, voire 11 ou 12… Mais à cœur vaillant, rien d’impossible !

 

Paul Brideau