Vainqueur d’une coupe du monde cette année, Loïc Vergnaud peut nourrir de grandes ambitions pour les Jeux Paralympiques de Tokyo du 24 aout au 5 septembre. À l’approche de ce grand évènement, le vice-champion du monde d’handbike a gentiment accepté de répondre à nos questions. 

Comment vous vous préparez à l’amorce des Jeux ? 

Là, je suis actuellement en stage en altitude pour deux semaines à Tignes. Après j’ai deux jours avec la délégation française avant de prendre l’avion direction Tokyo.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ? 

Tout de suite j’évite de trop penser aux Jeux. Je me concentre sur ma préparation, ma remise en forme et sur ce que je sais faire. J’ai obtenu de bons résultats cette année en remportant notamment le Tour des Flandres et il faut poursuivre dans cette dynamique positive.

Avec quelles ambitions allez-vous à Tokyo ? 

Comme tout le monde, une fois qu’on va aux jeux l’objectif est de ramener une médaille. Je vise une médaille sur les trois courses dans lesquelles je suis engagé. Ma spécialité reste le contre-la-montre, mais je suis aussi à l’aise dans les courses en lignes et je sais que nous sommes capables de grandes choses en relais.

Quels sont les points importants de la course ? 

D’abord il va falloir faire attention au climat et s’habituer à celui-ci. Ensuite je vais particulièrement surveiller les Néerlandais qui sont mes principaux concurrents dans les épreuves de coupe du monde. Il faut aussi faire attention aux Américains avec lesquels nous n’avons pas pu nous tester en raison des mesures sanitaires. La course est longue d’environ 80km autour d’un circuit qui suit le même finale que les valides. Ce sera donc une épreuve très difficile où le plus fort s’imposera.

Pensez-vous aux Jeux Olympiques de Paris 2024 ? 

Il faut déjà me laisser le temps de digérer ces Jeux mais oui quand on est Français on y pense forcément. pouvoir concourir devant son public, pousser par celui-ci, ça doit être quelque chose de fort. Aujourd’hui je pense pouvoir y participer, il n’y a pas de raison de penser le contraire. Je suis dans les meilleurs de ce sport, j’ai de nombreux soutiens notamment économiques. À travers le pacte utile, la Caisse d’Épargne Loire Drôme Ardèche est à mes côtés et m’accompagne. C’est primordial et si cela perdure et que je suis toujours en forme, je serais ravi de prendre part aux JO de Paris.