MATHIS JACQUET, UN TITRE NATIONAL AVANT DE DÉBARQUER CHEZ LES ÉLITES

^mu#567 JACQUET, Mathis (FRA) DN_Besancon

Le pilote de BMX, originaire du Roannais, a été sacré Champion de France U23 cet été à Besançon. Pour sa dernière année chez les jeunes avant de débarquer chez les élites, Mathis Jacquet engrange un maximum d’expérience.

Vous avez remporté le championnat de France à Besançon, sur une piste que vous connaissez particulièrement bien. Cela rend-il ce titre encore plus spécial ?

Mathis Jacquet : Oui, forcément. Besançon, c’est chez moi désormais, puisque c’est là que je m’entraîne toute l’année. Il y avait aussi pas mal d’amis qui avaient fait le déplacement pour me voir. Disputer un championnat de France sur sa piste d’entraînement, devant des gens que l’on connaît, ce n’est jamais tout à fait une course comme les autres. J’avais vraiment envie de bien faire. Ce titre constituait l’un des gros objectifs de ma saison, donc le gagner dans ces conditions rend la victoire encore plus belle.

Le week-end avait commencé dès le vendredi avec le Time Trial…

C’est le seul tour chronométré que nous disputons dans la saison, donc c’est toujours un exercice particulier. Il n’y a qu’un passage et il faut tout mettre dans ce tour. J’ai réussi à m’imposer et à décrocher le maillot. Cela m’a forcément donné beaucoup de confiance pour la suite, même si la vraie course arrivait le lendemain.

Comment s’est déroulée cette deuxième journée ?

C’était une journée de compétition assez classique, avec les qualifications, le quart de finale, la demi-finale puis la finale. Tout s’est très bien passé. En finale, j’ai pris un très bon départ et j’ai ensuite réalisé un tour presque parfait. Sur une course comme celle-là, tout peut arriver, même lorsque l’on se sent bien. Il faut rester concentré jusqu’à la ligne. J’ai réussi à reproduire ce que je faisais à l’entraînement et à aller chercher une deuxième victoire. Remporter à la fois le Time Trial et la course, à Besançon, c’était vraiment un week-end idéal.

Vous êtes pourtant reparti presque immédiatement vers l’Australie pour les championnats du monde U23…

Dès le lendemain, nous étions dans l’avion. Nous sommes partis avec une quinzaine de pilotes et le staff de l’équipe de France. Le déplacement était assez long, mais nous avions la chance d’arriver environ une semaine et demie avant la compétition. C’était important pour absorber le décalage horaire, s’adapter au climat et retrouver de bonnes sensations sur le vélo.

La compétition possédait également un format inhabituel…

La première manche se déroulait le samedi, avant la suite de la compétition le dimanche, avec les quarts de finale, les demi-finales et la finale. Ce n’est pas simple à gérer, parce qu’il faut couper après le premier tour, puis réussir à se remettre immédiatement dans la course le lendemain. Nous n’avions également que dix minutes d’échauffement, donc il fallait être prêt tout de suite. Le samedi, j’ai réalisé un très bon premier tour et remporté ma manche. Au chronomètre, j’étais quatrième. J’étais donc bien placé avant la suite.

Mais les conditions météorologiques ont finalement bouleversé le programme ?

Le dimanche, il y avait un vent extrêmement violent. Nous avons attendu toute la journée sans réellement savoir si la compétition allait pouvoir reprendre. Vers 17 heures, les organisateurs nous ont annoncé que tout était annulé. Le classement final a donc été établi à partir des chronos du premier tour disputé la veille. Je me suis retrouvé quatrième mondial sans avoir pu courir les phases finales et sans même savoir, au moment de mon passage, que ce chrono pourrait déterminer le classement.

Quel sera votre programme pour la fin de la saison ?

J’ai repris à Besançon le 17 août. J’aurai d’abord une manche de Coupe de France, puis une grosse fin de saison internationale. Début octobre, je partirai trois semaines en Chine pour disputer quatre manches de Coupe du monde. Je rentrerai ensuite en France pendant deux semaines avant de repartir fin octobre aux États-Unis pour les deux dernières manches.

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