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Mélanie Dhaiby, une envie olympique

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Désormais loin de ses attaches roannaises, la judokate de 23 ans n’oublie pas d’où elle vient et sait exactement là où elle veut aller.

C’est avec une énergie débordante que la native de Roanne mène sa vie. Étudiante à Paris en école de commerce, Mélanie Dhaiby parvient à construire en parallèle sa carrière dans le judo. “Je veux prouver que l’on peut faire des études supérieures et avoir aussi une vie de sportif de haut niveau. Celle-ci est éphémère et c’est indispensable, surtout dans ma discipline, de préparer l’avenir”. Si l’on revient en arrière, la carrière de la roannaise a commencé un peu par hasard. “On se chamaillait beaucoup avec mon frère jumeau. Ma mère a cherché une activité pour nous canaliser et c’est comme ça que j’ai atterri au judo. Mon frère n’a pas accroché, moi si” s’amuse Mélanie Dhaiby. Ses premiers pas, la judokate les fait avec le club de l’Amicale Laïque de Charlieu.

Une vie sur Paris

Rapidement, sa volonté de tout gagner l’a menée vers le plus haut niveau. Ce qui était un plaisir est devenu une passion pour la jeune femme qui a intégré en 2014 le Pôle France de Marseille. “Je me fixe des objectifs sans cesse, c’est ce qui me motive à progresser. J’ai commencé à obtenir mes premières médailles, notamment au niveau national, et je suis ensuite partie vers l’INSEP”. Depuis 2017, la Roannaise vit sur Paris. Elle s’entraîne sur place et a trouvé un nouveau club (Judo Club Maisons-Alfort) proche de chez elle. Ce n’est pas pour autant qu’elle oublie d’où elle vient. “Je garde des attaches, je suis en plus soutenue par l’entreprise Michelin à Roanne. Dès que je peux rendre visite à mon club de Charlieu, je le fais. Je n’oublie pas Christophe Debatisse, mon coach qui m’a toujours suivie. Il m’a poussée vers le haut et ne m’a jamais lâchée”.

Les yeux rivés sur 2024

Ne pas oublier pour avancer, c’est ce qui habite Mélanie Dhaiby qui ne manque pas d’évoquer son grand-père, sans qui rien n’aurait été possible. “Il a toujours été là pour moi. C’est lui qui m’emmenait au judo, il m’attendait devant la porte à chaque fois. Sans lui, je n’aurais pas pu m’entraîner autant et devenir l’athlète que je suis devenue. C’est mon supporter numéro 1 et je suis heureuse de le rendre fier”. Maintenant, la judoka qui combat en catégorie moins de 70 kilogrammes vise le summum pour tout athlète : les Jeux Olympiques de Paris 2024. Sans freiner sa vie professionnelle, Mélanie Dhaiby compte bien prouver aux sélectionneurs qu’elle doit faire partie de l’aventure olympique dans deux ans.

 

Photo : Isabelle Geiger

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