Dans les années 80, alors que j’étais entraîneur-joueur de…foot à Pouilly-sous-Charlieu, j’espérais que le huis clos, disciplinaire à l’encontre du club de Chazelles-sur-Lyon, soit un fait unique à vite oublier, tant il me laissa un goût amer…

Pourtant, fin 2007, cette fois comme journaliste et accompagnateur de la Chorale, le malaise fut encore plus profond à l’occasion du déplacement à Belgrade, en Euroligue… Le Partizan, véritable « bête noire » dès le match aller à Clermont où, malgré les 29 points de Brion Rush, dont un incroyable missile à trois points à quelques secondes de la fin, les visiteurs nous avaient « piqué » le match (87-88), sur une ultime faute de Nolan sur l’immense Nikolic qui convertit un « 2 + 1 » fatal ! Un mois plus tard, le déplacement en Serbie sera vécu comme un calvaire : sévèrement puni à la suite d’un derby qui avait dégénéré, le Partizan se retrouvait condamné à accueillir Roanne sans ses supporters ni l’ambiance qu’on craignait certes, mais qu’on rêvait tout autant de découvrir, dans une salle à l’entrée de laquelle un panneau vous rappelle qu’il est interdit de venir…armé ! Véridique…

Constamment escortée par motards et militaires durant son séjour et malgré un huis clos qu’on qualifiera de partiel, la Chorale va encore souffrir dans le jeu intérieur mais passe tout près d’un bel exploit (76-82). L‘éventuelle qualification s’envolait, mais nous repartions pourtant soulagés de quitter ce climat pesant. Jamais deux sans trois puisque récemment la Coupe de France, au lieu de nous replonger dans un derby chaud et bruyant comme on les a tant aimés face à Vichy, s’acheva certes victorieusement (93-70), mais sans l’adrénaline et la ferveur qu’il aurait mérité.

Alors de grâce, je ne veux plus de sport sans public !

 

Rédigé par Paul Brideau