Le Roannais Foot 42 n’est plus en lice en Coupe de France. Ridha Chelbi, coach principal de l’équipe, revient sur le parcours des Ligériens dans cette saison si particulière.  
Comment jugez-vous votre parcours ?

Notre beau parcours a dynamisé le groupe. Il a permis de garder les joueurs concentrés, déterminés et assidus sur la première partie de saison. Les rencontres de Coupe nous ont permis d’observer les joueurs à différents postes, d’essayer différentes stratégies lors des rencontres et d’analyser le comportement dans ces systèmes afin d’adapter la meilleure organisation.

Quel est votre meilleur souvenir de cette Coupe ?

Sans aucune hésitation le 5ème tour contre Echirolles. Je sentais que rien ne pouvait nous arriver. Les garçons n’avaient qu’une seule obsession en tête, passer ce tour et vaincre la malédiction de l’élimination au 5ème tour de coupe de France qui durait depuis une décennie. Ils l’ont fait avec la manière contre une équipe qui survolait son championnat en R1. Une joie exceptionnelle dans les vestiaires. On aime le sport pour ces moments !

Comment avez-vous vécu votre match contre Aurillac ? Notamment avec la fin de match où vous avez mérité votre égalisation ?

Sereinement, je savais que les garçons n’allaient pas manquer le rendez-vous. Le staff avait quelques inquiétudes sur la fraicheur de certains joueurs liée au manque d’entrainement. J’ai pris plaisir à voir la détermination, la volonté, la générosité et l’état d’esprit que les joueurs ont montré lors de cette rencontre. Prendre ce but, sans être véritablement dominé, a révolté mes joueurs. Après celui-ci, deux possibilités, soit le groupe s’écroulait mentalement et physiquement soit on revenait au score. La réaction du groupe a redonné espoir au public présent.  L’agressivité, la détermination et la pression mises sur l’adversaire dans les 30 dernières minutes, avec l’égalisation au bout du bout, ont récompensé les efforts fournis. Une fierté pour les joueurs et le staff d’avoir apporté un peu de joie et de bonheur à nos dirigeants qui ont œuvré toute la semaine pour nous mettre dans les meilleures conditions malgré le contexte sanitaire. J’ai ressenti beaucoup de plaisir en entendant les cris, les encouragements et les applaudissements des supporters, au nombre limité par la pandémie, qui étaient heureux d’avoir pu revenir au stade.

Comment on vit un tel match à huis clos ?

Habituellement l’environnement et l’ambiance des tribunes remplies nous portent et nous poussent à nous surpasser. Lors d’un match à huis clos, il faut puiser les ressources au sein de l’équipe, le mental est encore plus important dans un tel contexte et nous l’avons montré. On est obligé de subir les protocoles. Plus aucune spontanéité, tout doit être anticipé. Se retrouver dans de telles conditions diminue le plaisir d’un tel événement.