Arrivé l’été dernier avec l’envie de participer au projet ABFC, le coach Roland Vieira fait le point avec nous sur ses premiers mois dans le sud de la Loire.
Comment se sont passés vos premiers moments sous la casquette d’entraîneur des Faucons ?
Roland Vieira : Pour ma part assez facilement puisque je connaissais bien le club. J’ai même joué pendant six mois ici. Je suis Andrézieux depuis longtemps, on a souvent été rivaux aussi quand j’étais entraîneur du Puy-en-Velay. J’ai l’avantage d’avoir eu un vestiaire à totalement, ou quasiment, reconstruire. Cela facilite la mise en place même s’il y a beaucoup plus de travail pour bâtir l’équipe.
Vous êtes arrivé dans un club ambitieux mais qui ne parvient pas à ses fins depuis plusieurs années…
Le club a la volonté de passer un step mais n’arrive pas pour le moment à le faire. C’est un vrai challenge. Le cap supérieur est forcément quelque chose qu’il faut aller chercher. Encore plus quand le championnat de National va devenir la Ligue 3 professionnelle.
Comment jugez-vous le début de saison de votre équipe, qui a vécu des hauts et des bas ?
Il y a deux lectures possibles, l’aspect comptable et le principe de jeu. C’est un nouveau vestiaire et je suis satisfait que les choses mises en place aient pu être assimilées si rapidement. Entre l’équilibre du jeu, le jeu de possession, en transition, c’est plutôt bien. Après, il y a l’aspect comptable où c’est plus mitigé. Nous avons bien terminé l’année. A voir comment on va redémarrer. Nous aurons une meilleure lecture en janvier et février. Le point négatif reste l’élimination en Coupe de France. Si nous ne sommes peut-être pas encore armés pour jouer la montée, les épisodes de coupe sont très importants. Le recrutement a été intéressant et il y a quand même des choses positives à tirer de ces premiers mois.
Le championnat, avec une seule montée, peut rapidement être sans enjeu au printemps…
Aujourd’hui, on peut surtout être concerné par le bas du classement rapidement. On ne s’interdit pas évidemment de faire un bon démarrage en janvier et de viser plus haut. On veut obtenir un maintien plus tranquille que ce que le club a connu ces dernières années. Nous sommes dans une construction de projet et il ne faut négliger aucune période. Je pense que tout est lié. Si on fait une fin de saison positive, le début de la prochaine le sera également.
Vous parlez de temps, on a l’impression que dans un club avec de l’ambition dans le foot d’aujourd’hui, on prend moins le temps ?
Je pense que c’est indispensable aujourd’hui. Alors oui, si on continue à jouer le maintien, ça n’ira pas. Mais sur 2-3 ans, c’est important de prendre le temps. L’ABFC a souvent changé d’entraîneur ces dernières années, je pense qu’il est important pour le projet de travailler sur la durée.
Sentez-vous un club qui grandit autour de votre équipe et de votre projet ?
Dans le discours des deux présidents, c’est une volonté oui. Pour cela, il faut que tout le monde se retrouve dans ce qu’on fait et puisse s’épanouir. Nous trouverons ainsi de la stabilité. Mais avant tout, nous avons besoin de résultats sportifs et de réussir, dans les prochaines années, à aller plus loin en Coupe de France.


