Au Roanne Riorges Handball, l’engagement ne se limite pas à une fonction. Sylvain Palluet, président du club depuis près de dix ans, incarne cette fidélité sur la durée, faite de bénévolat, de passion et de valeurs partagées.
“Mon fils a commencé le hand il y a une vingtaine d’années. À l’époque, j’étais simplement bénévole, surtout présent sur les buvettes les week-ends” se souvient le président du 2RHB. Peu à peu, sa présence devient naturelle. Il y a deux ans, lorsque les deux présidents en place annoncent leur démission, le club cherche un relais. Sylvain Palluet est déjà investi, régulièrement au gymnase. “Ils cherchaient quelqu’un, j’étais là, alors j’ai accepté. Aujourd’hui, le vendredi soir ou le samedi midi, je prends la casquette de président de club”. Une fonction qu’il assume bénévolement, en parallèle de son activité professionnelle. Dirigeant de l’entreprise Palluet Frères, créée en 2000 avec son frère et spécialisée dans le chauffage, le sanitaire, l’entretien et les énergies renouvelables, il connaît les exigences de la gestion et du collectif.
Un club tourné vers la formation
L’entreprise, qui intervient aussi bien chez les particuliers que sur des marchés publics et industriels, vient d’ailleurs de franchir une étape importante. “On a triplé la surface de dépôt et créé des bureaux tout neufs. Cela faisait vingt ans qu’on n’avait pas bougé, il fallait évoluer pour offrir de meilleures conditions de travail”. Ce regard d’entrepreneur nourrit aussi sa vision du club, dont Palluet Frères est l’un des principaux partenaires. “Le projet associatif est très intéressant. Il est tourné vers les jeunes, avec une école de coachs, une école d’arbitrage… Il y a un vrai travail sur la citoyenneté et la formation, des valeurs que l’on retrouve aussi en entreprise”. Le projet sportif s’inscrit dans la même logique, à savoir former les jeunes pour alimenter, à terme, l’équipe première. Sur le terrain, Sylvain Palluet reste également un homme d’équipe. Joueur loisirs, il n’hésite pas à enfiler le maillot quand le club en a besoin. “On avait cinq gardiens, dont quatre blessés. Je suis gardien en loisirs, alors j’ai dépanné avec l’équipe réserve” sourit-il. Une présence symbolique mais révélatrice de son état d’esprit. “Le hand, c’est avant tout un sport collectif. Le poste de gardien, on est seul face aux tireurs, mais on ne gagne jamais sans l’équipe”. Président, bénévole, partenaire et joueur : un engagement multiple, guidé par la passion du sport et le sens du collectif.


