Double vainqueur du Tour de France et directeur du Tour AURA, Bernard Thévenet pose son regard d’expert sur le contre-la-montre par équipes à Perreux. Entre exigence sportive, répétition générale avant le Tour et proximité avec le public, il décrypte les enjeux d’une étape clé.
Quel regard portez-vous sur ce contre-la-montre par équipes à Perreux ?
Bernard Thevenet : C’est un moment très important dans une course. Cela compte pour le classement général et les équipes ont tout intérêt à venir avec leur meilleure formation. Ce type d’épreuve permet de courir dans des conditions très proches de la réalité, avec un vrai travail collectif et une organisation précise autour des voitures.
En quoi cet exercice est-il révélateur ?
Le contre-la-montre reste la course de vérité. Il établit une hiérarchie claire. On revient presque à l’esprit des années 30, avec un temps réel qui met en évidence le rôle des équipiers. Leur mission est d’amener leur leader le plus loin possible. Mais à la fin, les leaders doivent souvent terminer seuls, ce qui montre les limites du collectif.
Le parcours de Perreux est-il adapté ?
Oui, totalement. C’est propice à ce type d’effort. On cherche toujours à se rapprocher des conditions du Tour de France, notamment avec la première étape en contre-la-montre par équipes à Barcelone, avec des parcours exigeants. Cela permet aux équipes de faire une vraie mise au point.

