Yoann Debroucker, la patience récompensée d’un champion en devenir

YD OK 2

À seulement 18 ans, le Stéphanois Yoann Debroucker a franchi un cap en 2025. Longtemps en progression constante mais discrète, le demi-fondeur du Club Athlétique du Roannais s’est révélé au grand public en décrochant le titre de champion de France junior du 5 000 m à Saint-Étienne.

L’athlétisme n’a jamais été un choix forcé pour Yoann Debroucker. Originaire de Saint-Étienne, le jeune coureur a grandi dans un environnement où le sport occupait une place naturelle. « L’athlé m’a toujours plu » confie-t-il simplement. Son père en avait pratiqué avant lui, et l’idée est venue presque spontanément. « Il voulait nous trouver un sport. On a fait du basket quand on était tout petits, puis on a cherché autre chose. L’idée de l’athlé nous a plu, avec mon frère et ma sœur”. Longtemps, sa progression s’est faite sans éclat médiatique, mais avec régularité. « Les résultats sont arrivés petit à petit. En junior 2, puis en espoir, je sais que je vais encore progresser » assure-t-il.

Un déclic à Saint-Etienne

Jusqu’en 2025, Yoann enchaînait les bonnes performances sans réellement marquer les esprits. Une saison qui avait même démarré en demi-teinte. « En janvier, février, mars, je n’avais pas des résultats à la hauteur de mes attentes”. Puis est arrivé ce championnat de France du 5 000 mètres, disputé à Saint-Étienne. Une course référence, autant sur le plan sportif que mental. « Avant, je faisais de bonnes performances, mais rien d’exceptionnel. Là, ce titre a vraiment marqué quelque chose. » Dans une épreuve tactique, Yoann a su faire parler sa lucidité. « J’ai économisé mes forces pour le finish. J’arrive bien à me cacher, à rester patient. Certains étaient nerveux. Moi, je suis resté dans les cinq premiers. Je savais que je pouvais jouer le podium, et même la gagne”. Cette victoire a agi comme un déclic. « Ça m’a permis de me rendre compte que je suis capable de gagner des championnats. » Un changement de statut, mais aussi une source de motivation supplémentaire. Derrière les résultats, le travail est conséquent. « C’est quand même pas mal d’entraînement : environ cinq heures de course à pied, plus le renforcement. Ça prend beaucoup de place ».

Des ambitions pour l’avenir

En observant le haut niveau, le junior ligérien nourrit désormais de nouvelles perspectives. « Quand on voit qu’il y a deux types de champions de France, on peut espérer plus grand”. Depuis deux ans, Yoann Debroucker a choisi de rejoindre le Club Athlétique du Roannais, après un passage au Coquelicot 42. « Il y avait moins de plaisir, le demi-fond était moins important. À Roanne, on connaissait du monde, des gens sympas. Ça s’est fait naturellement. » S’il est licencié dans le nord de la Loire, son entraînement se fait toujours du côté de Saint-Étienne. « On s’entraîne toujours à Sainté, mais on a notre entraîneur. On partage, c’est quand même cool”. L’avenir s’annonce chargé. Dès 2026, les objectifs s’accumulent. « Il va y avoir la saison de cross, essayer d’être bon. Il y aura aussi les 10 km de La Talaudière, un 10 km très roulant à Nice début janvier. » Mais au-delà des échéances à court terme, le regard de Yoann porte loin. « L’objectif ultime, c’est d’atteindre le plus haut niveau, faire des compétitions internationales et viser d’autres titres de champion de France. »

Vous avez aimé cet article ?

Partager sur Facebook
Partager Twitter
Partager sur Linkdin

LAISSER UN COMMENTAIRE