L’œil de Didier Bigard : “Vous leur manquez tant”

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Ce ne sont pas eux qui sont sur le terrain, pas eux qui vont faire une belle ouverture, le bon appel, le contrôle parfait. Pas eux qui vont trouver la lucarne. Mais ils y aident tellement, qu’ils soient de Lens, de Brest, de Marseille ou surtout de Saint-Etienne. L’équipe bafouille son football? Ils sont là pour souffler la bonne parole et remettre tout le monde dans le même ton. Des joueurs paniquent? Ils sont là pour les rassurer. Des anciens ne parviennent pas à faire entendre quand ils conseillent les plus jeunes? Ils sont là avec leur porte-voix. L’adversaire met le doute sur l’équipe? Ils sont là pour rappeler le nom du stade. Les joueurs fatiguent? Ils sont là pour enlever toute trace de lactiques pour rendre claire la vue qui se trouble, pour indiquer le bon chemin. Le doute gagne? Ils l’effacent, renversent les montagnes, redonnent l’espoir, la confiance, sonnent la charge. Ils sont là et Geoffroy-Guichard redevient un enfer pour ceux qui ont osé en douter, se sont crus chez eux.

Cela, c’était avant. Souvenez-vous, les Rennais mangeant l’herbe devant le kop, cette pelouse envahie de bonheur, ouverte sur le Stade de France et une finale qui aurait du être historique et ne fut qu’anecdotique. C’était avant que le ballon perde son âme, sa vie, ses tribunes. Rennes, Nice, Montpellier, Lyon, Lens, Monaco n’ont pas tremblé pour imposer leur loi sans rappel à l’ordre de la voix des ultras. Nantes, Reims, Paris, Angers, Nîmes, Lille sont aussi venus cueillir un point dans ce jardin que tous prennent pour leur cour. Spectateurs, supporters, kops, ultras, vous manquez à Sainté. Vous manquez aux Verts, vous nous manquez, vous manquez au football.

Didier Bigard

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