UNE SAISON ENTRE APPRENTISSAGE ET FRUSTRATION POUR THÉOPHILE NAËL

TT

Cinquième du championnat de Formule 3 avec trois victoires, le pilote stéphanois Théophile Naël retient autant les progrès accomplis que les occasions manquées. Le pilote de Campos Racing revient sur une saison 2026 mouvementée et se projette déjà vers la suite.

Avec trois victoires et une cinquième place au championnat, quel bilan faites-vous de votre saison ?

Théophile Naël : 2026 a été une année avec des hauts et des bas. Il y a eu beaucoup de très bons moments, notamment la victoire en course principale à Barcelone et les trois pole positions en début de saison. Mais aussi des week-ends plus compliqués, parfois difficiles à digérer. Il faut regarder ce qu’on aurait pu mieux faire et en tirer du positif. La vitesse était présente, et ma relation avec l’équipe a été excellente. Tout le monde a travaillé d’arrache-pied pour me donner une voiture performante.

Avez-vous le sentiment d’avoir eu les moyens de jouer le titre ?

Oui. Quand on prend en compte certaines pénalités et les points perdus, je pense que j’aurais pu me battre pour le titre. L’année dernière, la régularité était déjà le point sur lequel je devais travailler. J’ai progressé, mais dans un championnat de Formule 3 aussi mouvementé, quelques week-ends difficiles coûtent très cher.

Comment avez-vous vécu les moments où les résultats ne suivaient plus ?

Quand on se bat pour des victoires et qu’on se retrouve ensuite en dehors des points, ce n’est pas facile. J’ai eu un coup de moins bien et il a fallu me remettre dedans. Personnellement, ça a été une année très enrichissante. J’ai montré de belles choses, tout en apprenant à mieux gérer ces périodes-là.

Quand on est pénalisé, comme vous l’avez été, comment avez-vous réussi à repartir de l’avant ?

Mon entourage compte beaucoup, et l’équipe m’a vraiment soutenu. Pour eux aussi, certains résultats étaient difficiles à avaler. Ils ont su trouver les bons mots, sans qu’on change notre manière de travailler. On est revenus chaque fois avec la même implication.

Sentez-vous que vous avez franchi un cap en dehors de la piste ?

Oui, je progresse constamment, physiquement et mentalement. J’arrive à trouver une stabilité, une routine importante pour moi. Depuis deux ou trois ans, j’ai aussi un bon équilibre de vie, avec des personnes qui m’aident à performer. Même les interviews et les sollicitations médiatiques, j’apprends à mieux les gérer avec le temps. Tout cela me prépare pour la suite.

La vie d’un pilote implique aussi beaucoup de déplacements et de temps seul. Comment le vivez-vous ?

Je suis parfois loin de chez moi et seul, notamment quand je travaille sur simulateur aux Pays-Bas ou en Espagne. Dans les moments où ça va moins bien, la distance peut peser. Avec le temps, j’apprends à gérer ces situations, et je sais que mon entourage est là.

Savez-vous déjà de quoi sera faite la suite pour vous ?

Je m’y prépare. Le calendrier s’annonce chargé et il devrait y avoir des annonces dans les prochaines semaines. J’ai déjà hâte de voir à quoi va ressembler l’avenir.

LE SAVIEZ-VOUS — PLUSIEURS SUCCÈS EN FORMULE 3 POUR LE STÉPHANOIS CETTE SAISON

En 2026, le pilote de Campos Racing a gagné la course principale de Barcelone, le 14 juin, après s’être élancé en pole position. Il a ensuite remporté le sprint de Budapest, le 25 juillet, en remontant de la sixième à la première place. Enfin, il s’est imposé lors du sprint de Madrid, le 12 septembre, devenant le premier vainqueur sur le nouveau circuit du Madring.

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